Les bonnes pratiques pour charger un camion en tant que cariste

Deux mille. C’est le nombre d’accidents du travail recensés chaque année en Belgique à cause de la manipulation de chariots élévateurs. Cela fait cinq accidents par jour, dont trois se terminent tragiquement chaque année, selon une étude du prestataire RH ASAP.be. Autant dire qu’une mauvaise habitude, un geste machinal, peuvent coûter cher. Pour limiter ces risques, il est urgent de revoir les gestes qui sauvent, et ceux qui, au contraire, exposent inutilement.

COMMENT CHARGER LE MATÉRIEL EN TOUTE SÉCURITÉ ?

Transporter une palette avec un chariot élévateur semble à la portée de tous. Pourtant, une simple charge mal positionnée peut transformer l’engin en piège ambulant. Avec des fourches qui dépassent devant l’essieu avant, le déséquilibre guette : charge trop lourde, trop longue, poids mal réparti, descente en pente avec la charge à l’avant ou freinage brutal… Les occasions de perdre le contrôle ne manquent pas.

Pour éviter que l’équilibre ne fasse défaut, il faut commencer par une règle de base : respecter la capacité du chariot élévateur. Poids, dimensions et emplacement de la charge influent directement sur la stabilité de la machine. L’engin est conçu pour transporter un certain poids, fixé selon un schéma standard : imaginez un cube posé au centre des fourches, réparti de manière uniforme sur une palette de 120 cm par 120 cm. Le centre de gravité ne doit jamais dépasser 60 cm du tablier des fourches. Mais la vraie vie n’a rien d’une salle de test : la plupart des marchandises n’ont rien de cubique, et leur centre de gravité n’est pas toujours là où on l’attend. Si le poids n’est pas réparti comme prévu, ou que la forme de l’objet ne permet pas une répartition idéale, il faut réduire la charge admise.

Autre point à surveiller : la position de la charge. Plus le centre de gravité s’éloigne des roues avant, plus le risque de basculement augmente. Pour une charge rectangulaire, mieux vaut la placer en largeur. Positionner la partie la plus lourde au plus près du tablier vertical des fourches réduit la distance critique. Rapprocher autant que possible la charge des roues avant, c’est s’assurer que la stabilité reste du bon côté.

INSPECTEZ LE CHARIOT ÉLÉVATEUR AVANT DE L’UTILISER !

Une charge bien équilibrée n’écarte pas tous les dangers. Des ennuis peuvent surgir à tout instant, d’où l’intérêt d’une série de vérifications avant chaque prise en main, même sur un engin flambant neuf. Quelques minutes de contrôle épargnent bien des tracas.

L’inspection commence par l’avant : fourches en bon état et bien fixées, arbre, chaînes de levage et cylindres passés en revue. Un œil sur le système hydraulique pour déceler d’éventuelles fuites, puis cap sur les roues : état des pneus, écrous bien serrés, rien n’est laissé au hasard.

Ensuite, il convient de vérifier le circuit interne : niveaux d’huile moteur, liquide de refroidissement, huile de frein et carburant. Le conducteur doit s’assurer que le système de freinage fonctionne correctement, et traquer la moindre fuite dans les conduites de carburant. Les protections sur les pièces mobiles doivent être en place avant de poursuivre.

Pour un modèle électrique, le niveau du liquide de batterie mérite aussi un coup d’œil. Après ces vérifications, il reste à tester les fonctions principales : les fourches montent-elles et descendent-elles sans difficulté ? Le déplacement latéral est-il fluide ? Un essai des freins, en marche avant et arrière, puis un contrôle du frein à main, des feux et du klaxon permettent de s’assurer que tout répond présent.

La moindre anomalie, même minime, doit être signalée immédiatement au responsable. C’est la seule façon de préserver la sécurité de tous, travailleurs comme visiteurs.

COMMENT TRANSPORTER L’ÉQUIPEMENT EN TOUTE SÉCURITÉ ?

Une fois le chariot vérifié et la charge bien positionnée, le transport commence. Mais la prudence reste de mise : un sol irrégulier, une bosse mal anticipée, et c’est tout l’équilibre qui vacille. Pour limiter les risques, il faut impérativement garder les fourches à une hauteur comprise entre 15 et 25 centimètres du sol, jamais plus. La charge doit toujours être légèrement inclinée vers l’arrière.

Voici quelques précautions qui font toute la différence lors du déplacement :

  • ne rien poser sur le toit de protection au-dessus du siège du conducteur ;
  • reculer si la charge masque la visibilité ;
  • garder bras et jambes à l’intérieur de la cabine ;
  • ne jamais tenter de déplacer ou de faire glisser la marchandise depuis la cabine ;
  • ne pas monter ni descendre la charge en mouvement ;
  • redoubler d’attention sur les surfaces glissantes ;
  • adapter sa vitesse aux circonstances.

COMMENT DÉPOSER LA CHARGE EN TOUTE SÉCURITÉ ?

Dernière étape, souvent la plus délicate : poser la charge dans l’entrepôt, sur une pile de marchandises ou dans le camion. Là encore, les pièges sont nombreux. Les racks de stockage sont rarement adaptés au millimètre près, et un simple manque d’anticipation peut gêner le dépôt. Avant de soulever la charge, il faut vérifier que l’emplacement offre au moins cinq à sept centimètres de marge de chaque côté.

La stabilité du chariot diminue dès que la charge prend de la hauteur. Avant d’élever la marchandise, le conducteur doit immobiliser l’engin : frein à main serré, boîte de vitesses au point mort. Une fois les fourches à la bonne hauteur, soit environ cinq centimètres au-dessus de la surface de dépôt, il peut desserrer le frein à main, sélectionner une vitesse, et avancer lentement pour positionner la charge. Les fourches sont alors doucement abaissées. Une fois la marchandise déposée, il faut s’assurer qu’aucune personne ne se trouve derrière ou à proximité, avant de retirer les fourches et de quitter la zone. Là encore, blocage du chariot avec frein à main serré et vitesse enclenchée avant de ramener les fourches au sol.

Pour éviter tout déséquilibre lors du levage, il convient de maintenir les fourches à l’horizontale, voire légèrement inclinées vers l’arrière. Jamais la charge ne doit dépasser le haut du tablier, sous peine de basculer vers le conducteur. L’opérateur ne doit, sous aucun prétexte, quitter sa place tant que la charge est élevée.

Quant au chargement d’un camion, il ne faut jamais pénétrer dans la remorque sans précaution : roues arrière bloquées, freins serrés, plateforme stable et stabilisateurs en place. La sécurité ne tolère aucun raccourci.

FORMATION ?

Respecter ces règles limite déjà grandement les risques lors de l’utilisation d’un chariot élévateur. Pourtant, rien ne remplace une formation spécialisée avant de manipuler ce genre d’équipement. En tant que distributeur exclusif Hyster, B-Close a conscience de la nécessité de ce bagage technique. Si l’idée d’une formation vous intéresse, contactez-nous. Nous pourrons vous orienter vers des centres agréés.

Quelques lignes sur la location d’un camion

Afin d’être sûr qu’il n’y aura pas de casse, pensez à engager un cariste professionnel pour faire le travail de chargement. Charger un camion de location de 20m3 ou d’un quelconque volume sera un jeu d’enfant. Sur ce point, il est important de bien choisir votre véhicule si vous envisagez de déménager. Pour cela, il vous faut considérer quelques points.

Le plus important est sans aucun doute la taille du camion. Cela dépend notamment du volume de déménagement. Par exemple, pour déménager un studio, vous n’aurez besoin que ‘un utilitaire entre 6 et 10 m3. En revanche, pour le déménagement d’un T2, vous aurez besoin d’un camion de 20 à 22m3. Pensez à faire une comparaison sur le tarif. Plus précisément, vous devez savoir si louer un véhicule de petit volume et faire quelques tours est plus avantageux que de louer un grand camion et ne faire qu’un seul tour.

Pensez également à vous fier à un déménageur professionnel. Vous pouvez avoir des conseils sur le meilleur choix à faire et avoir l’assurance que votre déménagement se passera dans les meilleures conditions. Vous pouvez aussi vous fier aux calculateurs en ligne si vous voulez connaître le volume idéal d’un camion à louer en fonction de la quantité de vos biens.

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